Le point sur la sélection des risques avancée pendant la COVID-19

Voilà maintenant plusieurs mois que l’Organisation mondiale de la santé a déclaré que la COVID-19 était une pandémie, et il est indéniable que le paysage mondial a énormément changé. En fait, la majeure partie de la planète reste en état d’alerte sanitaire. Les termes « distanciation sociale » et « quarantaine » font désormais partie du vocabulaire partout sur le globe, et nous nous démenons pour mettre des masques et désinfecter nos produits d’épicerie. Au début juillet, on dénombre dans le monde près de 11 millions de cas et plus de 500 000 décès. Au Canada, on a recensé près de 100 000 cas et plus de 8 000 décès. Heureusement, les taux d’infection commencent à diminuer dans tout le pays. Toutefois, nous ignorons totalement combien de temps durera ce répit ou même s’il y aura une autre vague d’infection plus tard.

En période d’après-COVID, qu’est-ce que cela signifie pour la sélection des risques?

En un mot, disons que la sélection des risques s’est avérée une expérience intéressante. Les voyages ont toujours été, même avant la pandémie, un élément à prendre en considération dans la sélection des risques. Auparavant, seuls les clients voyageant loin et souvent pouvaient faire l’objet d’une surprime, d’une exclusion ou même carrément d’un refus.

Mais aujourd’hui, étant donné que les avis aux voyageurs émis par le gouvernement sont toujours en vigueur, même les voyages de courte durée et à proximité pourraient donner lieu au même traitement en matière de sélection des risques. Autrement dit, votre client pourrait envisager de voyager aussi près que les États-Unis pendant un long week-end et faire l’objet d’une surprime, d’une exclusion, voire d’un refus. Cela témoigne de la maxime désormais acceptée selon laquelle le virus n’a aucune frontière, qu’elle soit humaine ou géographique.

Qu’en est-il du nombre croissant de Canadiens infectés qui survivent?

Pourront-ils être assurés, et si oui, combien de temps après leur rétablissement? La guérison de la COVID-19 est actuellement un sujet flou suscitant un vif intérêt, car les cas varient grandement, allant d’une infection asymptomatique à une guérison laissant des séquelles comme une déficience de la fonction pulmonaire, la formation de caillots dans les artères et, dans certains cas, d’autres symptômes résiduels. On s’inquiète particulièrement de l’apparition d’un syndrome inflammatoire multisystémique chez les enfants, une complication directe de la COVID-19 qui, heureusement, ne survient que rarement dans les cas relativement peu nombreux où le virus touche les enfants. Pour ajouter à toute cette ambiguïté, les lignes directrices en matière de sélection des risques commandent l’examen au cas par cas, jusqu’à nouvel ordre.

Qu’advient-il de la population à risque?

Il s’agirait de personnes, quel que soit leur âge, souffrant d’affections préexistantes courantes, telles que l’asthme, le diabète et l’hypertension. Au Canada, ce groupe représente des millions de personnes, et les tarificateurs devront travailler d’arrache-pied pour évaluer le risque des clients vulnérables. Reste à savoir ce que cela suppose – des tests supplémentaires, davantage de rapports médicaux, différentes questions sur la proposition d’assurance, etc. En attendant, les tarificateurs continueront à surveiller de près la COVID-19 et son incidence sur les lignes directrices en matière d’assurance, car bien qu’il y ait de l’espoir, personne ne sait ce qui nous attend.

Pour obtenir des renseignements à jour sur les lignes directrices en matière de sélection des risques associés à la COVID-19, continuez de consulter notre page Le point des assureurs sur la COVID-19 (connexion requise), qui est mise à jour régulièrement. Vous pouvez également communiquer avec notre équipe de la Sélection des risques avancée, qui est là pour répondre à vos questions.